Yves Viollier "Raymonde"

"Oh Dieu, pourquoi donc en mourant ne nous as-tu pas mués en dieux ! Ma trajectoire quand je m'éfforce de toute mon âme de la maintenir en droit ligne, si je me retourne elle ressemble à ces sillages laissés par les avions, dont le trait un instant précis, peu à peu se dissout, devient flou. Et tout est à refaire, tout s'efface, tout se ternit. Seigneur, donne moi un bout de ton crayon à la pointe si bien taillée, et guide ma main, que je fasse le portrait de ta création, que ce que j'écris te ressemble" Yves Viollier "Raymonde"



"Il va sans dire que la vie n'étant pas une bibliothèque rose elle ne respecte guère ces intentions édifiantes" François Nourissier in "Musée de l'homme"
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vendredi 9 avril 2010

"Pêche à la carpe sous valium" Graham Parker

Aujourd'hui c'est la sortie de PARKEROMANE le livre d'Eric Naulleau... Un livre qui raconte la passion d'Eric pour Graham Parker, génial chanteur, auteur, compositeur, musicien et accessoirement écrivain.

Je tiens à parler maintenant, de son livre, recueil de nouvelles "Pêche à la Carpe sous Valium". Et je dirais même que si vous ne connaissez pas du tout cet artiste, je vous conseillerais de commencer par la lecture de ce livre. Mieux que le pavé "L'autre vie de Brian". Vous y découvrirez tout un éventail de l'imaginaire de Graham. Vous passerez d'agréables moments avec un garnement collectionneurs d'oeufs d'oiseaux en tous genres, une femme à bout de nerfs qui coupera le nez de son mari ronfleur, un chanteur qui fait le rêve... de la mort de Mick Jagger pour mieux lui prendre sa place.... Un docteur (plus destroy que Dr House) qui invente la pilule de la soirée d'avant...Je vous laisse le choix parmi 10 nouvelles aussi rock'n roll les unes que les autres.

En espérant que vous ne tombiez pas sur un exemplaire délire avec plein de défauts d'imprimerie qui m'ont fait passer pour une folle qui lit n'importe comment dans les salles d'attente.

Je vous assure de la découverte d'une belle plume et d'un univers singulier. C'est tellement rare dans notre époque formatée à outrance.

Je vais me répéter.... Aujourd'hui c'est la sortie de ceci.

mardi 23 mars 2010

CONSEIL AUX PEOPLE ET ECRIVAILLONS

Lisez Cioran,cela pourrait vous aider spirituellement, philosophiquement....



 Le conseil ne vient pas de moi mais d'un très grand....

"Lorsqu'on nous rapporte un jugement défavorable sur nous au lieu de nous fâcher, nous devrions songer sur tout le mal que nous avons dit des autres, et trouver que c'est justice si on en dit également de nous. L'ironie veut qu'il n'y ait personne de plus vulnérable, de plus susceptible, de moins disposé à reconnaître ses propres défauts, que le médisant. Il suffit de lui citer une réserve infirme qu'on à faite à son sujet pour qu'il perde contenance, se déchaîne dans sa bile."

CIORAN "De l'inconvénient d'être né"

jeudi 11 mars 2010

JOYEUX ANNIVERSAIRE ERIC....

Il y a tout juste 49, Eric poussait sa gueulante pour faire sa première critique à la sage femme qui aidait sa maman... Déjà, il était un bébé costaud, gros poupon. On le soupçonne de déjà lire son carnet de santé et faire le point sur les capacités littéraires des médecins et sages femmes...

Il était déjà la terreur des maternités... Puis il est devenu le terroriste des écoles ou il a usé ses fonds de culottes, les profs de français tremblaient lors qu'ils voyaient son nom sur la liste des élèves qu'ils allaient avoir... Sacré Eric... Tant de vies pour devenir le génie qui fait bouillir pas mal d'écrivaillons...

Longue vie à toi O Génie !


Bon, cela me fait penser qu'il y a 32 ans qu'Edf, service public rendait réellement service au public... Claude François... Conseil du jour, ne pas laver à fond les salles de bain et cuisines (et surtout ne pas changer d'ampoules).Peut être Claude François a eu la vision cauchemardesque de se faire descendre par les deux zérics... Le début d'une piste sur les vraies raisons de la disparition du chanteur...

samedi 27 février 2010

Eric Naulleau annonce son retour pour le 13 mars...

Et pas avant.... Bon on en a presque fini de ses gugusses en combinaisons fluos qui font mumuse dans la neige... Spectacle navrant sauf quand ils se gamellent... Le patinage vraiment à nous faire regretter Candeloro et Bonali...

Deux semaines à être envahi par le sport... D'ailleurs je le cherche le fameux JO de Vancouver pour avoir ma médaille... Car nous aussi les vendéens on peut avoir droit à la médaille d'or de la descente...

En parlant de descente, il nous auront supprimé notre peloton d'exécution hebdomadaire favori... Nos Erics Naulleau & Zemmour... Deux semaines à attendre. Je croyais que cela avait  été fini avec la fin des Jo, non, Eric Naulleau annonce son retour parmi nous pour le 13 mars !  Il termine les dernières corrections de son prochain livre... Et je ne peux que chanter ceci... Vu le temps qu'il fait.....




Eric !by Sabine (Pardon Christophe !)



J'avais dessiné sur le sable
Son doux visage qui me souriait
Puis il a plu sur cette plage
Dans cet orage, il a disparu

Et j'ai crié, crié : "Eric !", pour qu'il revienne
Et j'ai pleuré, pleuré, oh ! j'avais trop de peine

J'ai zappé toute la jounée en vain
Mais le gaillard s'était enfui
Je l'ai cherché sans plus y croire
Et sans un espoir, pour me guider

Et j'ai crié, crié : "Eric !", pour qu'il revienne
Et j'ai pleuré, pleuré, oh ! j'avais trop de peine

Je n'ai gardé que ce doux visage
Comme une épave sur le sable mouillé
Et j'ai crié, crié : "Eric !", pour qu'il revienne
Et j'ai pleuré, pleuré, oh ! j'avais trop de peine
Et j'ai crié, crié : "Eric !", pour qu'il  revienne
Et j'ai pleuré, pleuré, oh ! j'avais trop de peine

jeudi 25 février 2010

VIVEMENT LE 9 AVRIL PROCHAIN !!!!

LA COUVERTURE !

En plus du début du salon du livre de Montaigu, la parution du prochain livre d'Eric Naulleau...
Très belle couverture, le sujet est passionnant et la plume de l'auteur mérite le détour...... (NON ! Promis je ne l'ai pas lu mais avec mon "expérience" de lectrice de tes livres, je me doute pas de la qualité qui doit être hyper soignée comme d'habitude).

Parkeromane

Eric Naulleau revient sur la scène littéraire avec un livre hybride, un roman consacré à un artiste qu’il vénère : le rockeur anglais Graham Parker. On dit de lui qu’il est le Bruce Springsteen anglais et surtout, l’un des plus grands compositeurs de l’histoire du rock. Eric Naulleau a découvert Graham Parker sur scène en 1977, au Bataclan. Il est depuis devenu un fan inconditionnel : tous les ans, en juillet, il va voir son idole en concert aux Etats-Unis. Comment expliquer sa relation exclusive avec Graham Parker ? Cette question à élucider est prétexte à une enquête littéraire passionnante, au gré des anecdotes, des textes de l’auteur-compositeur éclairés par Graham Parker lui-même, des références littéraires. On retrouve certes la verve caustique d’Eric Naulleau, mais celui que les médias détestent se livre ici dans un texte sensible et pudique. Actualité de Graham Parker : Son nouvel album, Imaginary Television, est prévu en avril 2010. Extrait : « J’étais instantanément devenu parkeromane. Pour toujours. J’ai commencé à collectionner les disques connus de Graham Parker et les rêves où je trouvais des disques inconnus de Graham Parker dont les dix titres écrits à l’encre des songes s’effaçaient à mesure que je les déchiffrais. Je me suis parfois réveillé avec sur le bout de la langue une chanson à jamais inédite entendue pendant la nuit – d’une qualité onirique et acoustique à dégoûter tous les trafiquants d’opium comme tous les concepteurs de chaîne hi-fi. »


Du site officiel de l'éditeur :

http://www.jcgawsewitch.com/livre.php?id_livre=190

vendredi 5 février 2010

mercredi 13 janvier 2010

"Abraham le poivrot" Angel Wagenstein


"Je couperais volontiers court aux banalités aux vérités universellement éprouvées, mais le fait est que l'arbre naît de ses racines et que son existence dépend étroitement de celles-ci. Certains arbres sont du bois dont on ne peut faire que des battoirs ou des gordin, d'autres servent à la fabrication d'objets utiles que des baquets, des balnçoires pour les enfants ou des trépieds, d'autres encore donnent des pipeaux ou même des violons. Il en va ainsi, dans une certaine mesure, non seulement des arbres mais aussi des hommes. Il vaut donc la peine de méditer ce dicton qui veut que "le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre".

Pour ce qui concerne ma grand-mère Mazal, je la comparerais à un arbre pourvu de fortes racines profondément enfouies dont on ne tire que des choses utiles, tandis que l'arbre de mon grand-père, plus connu sous le nom d'Abraham le Poivrot on n'obtiendrait rien d'autre qu'un tonneau destiné à conserver du bon et vieux vin. Ainsi donc, les racines"

Le style d'Angel dans toute sa splendeur, que des pages poétiques et nostalgiques ...

Angel se cache sous son personnage de Berto Cohen qui revient dans sa Bulgarie après des années d'Exil. Il retourne donc à Poldiv et le flot de souvenirs reviennent à la surface. Il retrouve Araxi, son premier amour et tous deux se décident à parcourir le Poldiv actuel à la recherche de leur passé. Passé qui n'est seulement que le futur que la vie leur a volé.

Angel avant d'être écrivain est un cinéastre. On le ressent. Le souci du détail de la description du décors, les indications sur les personnages. Il met rééllement en scène son roman. Les flashs backs intempestifs, cette petite brume de retour aux réalités à chaque retour dans le passé quelle merveille. Cette mélancolie typique aux européens de l'ouest. Cette douce nostalgie du passé, sans larmoyant, toujours lumineux qu'on trouve chez les écrivains des pays de l'Ouest. Vraiment un vrai bonheur.
"La vie était différente autrefois, ma petite âme. Plus modeste et meilleure aussi. Plus radieuse, plus riche d'espoir et d'humanité. C'est ce que je crois. Aujourd'hui, tout s'est éparpillé. Il est vrai que les hommes possèdent davantage, mais il n'y a plus de bon voisinage, plus de camaraderie, plus de bonté et plus de miséricorde. Chacun pour soi et Dieu pour tous !"

On en ressort enrichi émotionnellement et historiquement. Un vrai délice !

samedi 2 janvier 2010

"L'autre vie de Brian" Graham Parker....



"Quel genre de salade Sasquatch, tu me sors Steed ? Mène moi sur un autre bateau, sur celui-ci il y a un chanteur de rock en danger !" Brian Porker....




Résumé : Brian Porker est une légende de rock... en déclin. Il pourrait avoir une vie facile sous le soleil de Californie, aux côtés de son fils et de sa jeune femme. Lézarder, vivre la dolce vità... Mais catastrophe, les caisses sont vides et il faut qu'il se bouge pour les remplir. Pas facile de se remettre en route quand on est vieillissant et que la majeure partie de sa carrière appartient au passé. Mais heureusement, Steed, le producteur (plutôt véreux) lui trouve l'idée de génie... A près lui avoir fait bâcler son dernier disque, il lui ordonne de repartir en tournée... Tout d'abord en Suède... Pas mal comme tournée mais s'il n'y avait pas cette secte de fanatiques qui le prennent pour la réincarnation de leur Dieu... Puis la Tasmanie et cerise sur le gâteau non loin du Cercle Polaire... Brian se trouvera dans des situations improbables, découvreur d'une tribu inconnue alors des anthropologues (au fin fond de la Tasmanie), puis il se retrouvera poursuivi par de riches collectionneurs d'animaux ... En fait il découvre tout un trafic d'espèces d'animaux rares sans le faire exprès... Graham n'est pas au bout de ses surprises.




Et nous non plus... Ce livre est une véritable bombe. Un véritable feu d'artifices même. C'est en fait une cinglante critique du monde des rocks stars vieillissantes. Les producteurs véreux, l'organisation des tournées plus que hasardeuse. Bref, rien de très réjouissants. Graham, en fait a écrit ce livre pour rire de l'hypocrisie du monde du spectacle. Tout le monde en prend pour son grade, les fans qui se disent de la première heure, l'amateurisme de certains musiciens et des ingénieurs du son. Le trafic de drogues, un vrai marché à ciel ouvert ou s'acheter de la drogue devient un geste banal. L'alcool qui coule à flot. Certes ces clichés, vous allez me dire, on le savait, rien de neuf... Ce qui est neuf c'est que Graham connaît bien ce monde car lui même étant une icône du Rock, il a pu faire cette prouesse : décrire le monde du rock dans une histoire totalement fantaisiste sans tomber dans le piège de la caricature.




Je trouve qu'Eric Naulleau a un certain courage en faisant paraître via sa maison d'édition ce roman. Certes, il peut me répondre pas son admiration sans bornes pour le personnage Graham... Mais quand même, ou l'on trouve des propos assez durs sur George Michael (plutôt sur son homosexualité), des descriptions des personnages limite infamantes (pour ceux qui n'ont pas d'humour), des vannes sur le rap (que Zemmour adorerait), ces abrutis de français fans de Jerry Lewis (Mince Graham ! J'adore Jerry Lewis !) et surtout sur ces jeunes qui s'approprient l'ancienne musique sans rien y comprendre comme le ska par exemple. Je suis même étonnée qu'il n'y ait pas eu buzz ou plus de protestations. Ce livre est un bienfait en cette période où pour être tendance, il faut lire des bluettes, limites romans à l'eau de rose. Où le politiquement correct détruit toute envie de provoquer, et étouffe la liberté de penser et de créer.




Je ne vous en dis pas plus long. Ce livre est un chef d'oeuvre d'humour noir... Je l'ai lu en même temps que tombaient les dépêches sur l'état de santé de Johnny Hallyday;.. Cela en a donné un relief supplémentaire. Steed me faisait tellement penser à l'hyperactif JC Camus.




J'ai été navrée quand je suis arrivée à la dernière page. Je ne me suis pas ennuyée une seconde en lisant ce petit pavé de 400 pages... Je rêve d'un second tome... Et si Steed rencontrait JC Camus... Pas mal non plus ?



Cela va en faire revenir des souvenirs à ceux qui apprécient Graham dans les années 80... Le son n'est pas trop bon dommage !

mardi 22 décembre 2009

"Le coeur dans la boîte en carton" Svétoslav Minkov et Konstantin Konstantinov.



Un des rares romans écrit à deux mains en langue bulgare. Paru en 1943.

Résumé : Un poète méconnu du public Valérian Plamenov découvre à la suite d'une visite médicale que son coeur a disparu. Il part donc à la recherche de celui-ci. Cela va l'emporter dans sept aventures qui sont autant de paraboles.

Valérian va donc rechercher ce coeur disparu. Il croisera la route d'un détective privé, Tommy Black. Il écrira une des plus émouvantes missives au Ministre de l'Intérieur afin qu'il vienne à son secours... Il voyagera dans Paris. Sublimes descriptions de Paris à l'époque. Et rencontrera des personnages déroutant dans sa course, évitera même un mariage arrangé qui avait toutes les apparences d'un cauchemar....

Une mention spéciale notamment pour la cinquième aventure... Ou les auteurs s'autoflagellent ainsi que leur personnage. Un grand moment, qui peut être considéré comme culte. J'ai trouvé alors, le vrai sens de la critique littéraire et ce cette manière, Svetoslav et Konstantin avaient trouvé le moyen de couper l'herbe sous le pied des critiques qui pourraient lire leur roman. Du pur bonheur, c'est tellement rare. De la vraie critique littéraire, pas complaisante... Je me doute qu'Eric Naulleau a du prendre ce passage à son compte. Il a dû prendre ces commentaires et les faires siens. J'en parlerai plus tard.

Cela aurait pu être une histoire triste, sombre... Mais les deux écrivains se sont réellement amusés. Mettant de la poésie dans le quotidien, de l'humour

" Il ouvre un petit livret, lit rapidement une prière puis se retourne vers les deux couples du Kentucky et, désignant des yeux la dame en deuil, leur dit sur un ton confidentiel :
- c'est certainement la mère du Soldat Inconnu. Nous devrions lui faire nos condoléances.
Et tous les cinq s'approchent de la femme, lui serrent la main pour exprimer leur compassion et la consolent : tout de même, elle doit être bien fière d'avoir enfanté un fils qui repose en un endroit si célèbre - Oh, oh yes ! - au dessous de cet arc bâti par les Césars romains".

De croire que ce conte est une fable simpliste serait méconnaître le livre et de l'avoir mal lu. C'est une longue critique de la situation de la littérature en cette époque. Les poètes en sont arrivés à prendre un pseudonyme. Le conflit entre la vie quotidienne, dure et figée par la terreur et la littérature, l'art qui n'aspire qu'à la liberté.

Ce livre même s'il est écrit en 1943 (seulement traduit en 1994 par Eric Naulleau et Kracmir Kavaldjiev... Un livre à deux mains traduit par un couple de traducteur. Quelle coïncidence amusante !) est encore d'actualité. La littérature de nos jours se bat contre la dictature du politiquement correct. Notre chère époque où le bal des faux culs bat son plein. La liberté se trouve encore chez les vrais écrivains, les poètes. Ils sont encore méconnus, mal aimés comme Valérian.

Je comprends que ce livre ait changé la vie d'Eric Naulleau, il est surprenant car il est rempli d'enseignements, de balises qui peuvent aider le vrai passionné de littérature à faire ses futurs choix littéraires.

J'ai dévoré ce livre, j'y ai trouvé une sacré générosité dans cette traduction soignée. Un vrai travail d'orfèvre. Les phrases se déroulent délicatement. Il est évident que cette traduction tenait à coeur de Kracimir et d'Eric. J'en ai lu des traductions de livres de littérature. Des traductions basiques, sans saveur... Mais ici la traduction n'avait pas pour seule vocation à traduire mot pour mot, mais aussi à rendre hommage au travail des deux écrivains bulgares. Une passion à faire découvrir avant tout. Du très beau travail qui devrait être pris en exemple dans les facultés aux étudiants qui veulent devenir traducteurs littéraires.

Ce coeur n'est plus dans la boîte en carton, il se trouve dans mes souvenirs les plus lumineux de lectrice et aussi dans mon coeur.

Je laisse les derniers mots à Eric Naulleau :
Le Coeur dans la boîte en carton contient un conseil de première importance pour tous les écrivains qui se demandent quoi faire lorsqu'il se réveillent un matin en panne d'inspiration : aller voir un médecin ! Et non pas, ainsi qu'on le constate trop souvent, s'obstiner à écrire et, prire encore, à publier ce que l'on a écrit dans semblable état maladif...

Euh, Eric ! Pas d'accord avec toi ! Et oh ! Les salles d'attente de ces médecins seraient vite transformées en salon des écrivains...

Le Coeur dans la boîte en carton peut aussi exercer une influence décisive sur le destin de celui qui le lit. Quand le vingtième éditeur m'eut répondu en étouffant un bâillement que ce serait "une excellente idée de publier ce livre" tout en se promettant in petto de n'en jamais rien faire, je décidai de le faire imprimer à mes frais et de le distribuer autour de moi, à la seule fin de partager mon plaisir de lecture. Il en résulta en 1993 un volume tout à fait artisanal et passablement ma fichu. j'étais devenu éditeur et je ne le savais pas encore"...

Et 16 ans après, Eric est toujours là pour nous aider à faire le tri entre les bons et les mauvais... A nous faire partager sa passion des vrais bons livres....


mercredi 16 décembre 2009

Cher Gordon


Café Picouly - Zemmour & Naulleau
envoyé par Jeremy1M83. - L'info video en direct.



Cher Gordon,

En visionnant cette vidéo, j'ai été plus que surprise. Avant tu t'amusais à pasticher, maintenant tu t'attaques à Zemmour et Naulleau. Certes, par une newsletter, j'en avais su de la parution de ton livre mais bon, je ne croyais pas que cela allait prendre de l'ampleur disons médiatique.

Mais qu'est ce qui te prends ? Bon, on a le droit de pasticher, caricaturer les deux Erics. Toute personne publique peut être raillée. Soit par les Guignols, soit par le buzz d'internet, soit par les critiques. Loin de moi pour jouer au petit soldat, c'est pas une modeste blogueuse qui va se la jouer le bouclier des deux compères. Ils savent se défendre, ils sont des grands garçons.

Qu'est ce que tu voulais ? Croyant faire le coup de l'arroseur arrosé, cela va te retomber sur toi. Ils ne l'ont pas mal pris. Tu sais, Eric Naulleau a un immense sens de l'autodérision. Je l'ai titillé bien des fois, et pas avec complaisance, à chaque fois, il en remettait une couche. Eric Naulleau, je l'aime bien... Il me fait penser à mon ex prof de français. Elle était jeune prof, elle nous fracassait au point de vue notation. Jamais rien ne la satisfaisait. Jamais un mot gentil. Elle était dure, sévère mais juste. Elle appuyait à chaque fois là ou cela faisait mal. Quand j'ai eu mon dernier bulletin, un mois avant le bac de français avec mon 10 sur 20 péniblement obtenu. Elle m'avait regardé et dit "J'ai bien fait mon travail mademoiselle, vous avez compris comment il faut travailler en littérature. Jamais se satisfaire de soi, toujours douter, toujours rechercher le mot juste, l'effet de style correct". Puis lui indiquant la somme de travail que j'avais fournie pour seulement un 10, "Voilà, si je vous avais mis 14 d'entrée vous n'auriez rien foutu par la suite, ne vous inquiétez pas. Je ne me fais pas de soucis pour vous et vous aurez une bonne surprise au bac, vous verrez". Exact... J'ai eu 16 à l'écrit et 17 à l'oral... Pour en revenir à Eric Naulleau, avant de bosser dans l'édition, il a été prof de français en Bulgarie.. et il a gardé cette déformation professionnelle... Quand il lit un livre pour le critiquer, il est encore le prof de dans le temps.

Si tu avais compris le mécanisme de ceux qui vont face à Naulleau, tu comprendrais qu'ils ne cherchent que le clash. Le buzz pour se faire passer pour la victime du naffreux Naulleau et s'économiser ainsi toute une campagne de promo ! Les internautes faisant tourner la vidéo et le tour est joué. Ces écrivaillons, Les Lalanne, ces people...ont compris l'astuce. Ils savent que leurs livres sont nuls mais tant pis, il faut vendre ...

Les deux Erics ont toujours critiqué avec arguments. Détaillant leurs points de vue. Mais les gens ne supportent plus la "mauvaise" critique. Ils sont trop habitués aux cirages de pompes (merci Drucker), la promo à outrance. Même dans les lycées, les collèges, les profs finissent à avoir peur de noter certains élèves. Peur des représailles. Alors qu'il suffirait pour ces gens là d'aller discuter calmement et écouter, surtout écouter ce que les Erics disent. Pour s'en souvenir pour le prochain roman... Bon tu vas me balancer sur le clash médiatique entre Frédéric Beigbeder et Naulleau... Mais là tu te gourres, Beigbeder est le premier à reprendre l'esprit du vrai critique, il en a dégonflé des baudruches bien avant Naulleau. Ces deux là, vont s'entendre un jour. Je laisse le temps. Le temps pour Fred pour qu'il panse certaines blessures qui le rendent fragile mais dans le temps, j'en suis sûre qu'ils crèveront l'abcès...

Pour Zemmour, lui, il m'éclate car il reste inflexible sur ses principes. Il est lucide sur son époque. Son livre "Premier sexe" est une formidable lettre d'amour d'un homme désespéré aux femmes. Il y décrit que la vraie souffrance des femmes occidentales est le manque de respect... d'elles mêmes et de leurs missions en tant que femmes. Tout comme "Petit frère" vraie description des banlieux et de ce qu'elle comporte. Loin de l'angélisme made in Harry Roselmack. Il a ses principes et il en est fier. Même si on dit de lui qu'il est réac. Mais cela fait du bien de croiser un réac alors que toutes les valeurs qui faisaient la France sont bafouées par le trop politiquement correct...

Pourquoi ces deux là ? Pour faire vendre, faire du buzz ? On ne voit plus ton travail fourni mais l'opportunisme... Dommage...

Si tu veux de la mauvaise critique. Pourquoi ne t'acharnes tu pas sur la Présidente de Télestar. Catherine Rambert. L'"excellente madame" qui se permet de donner des conseils au Ministre Frédéric Mitterrand dans son torchon. Elle ne critique pas elle insulte. Elle n''a pas un gramme d'argumentation.... Je te la propose en vidéo... Tu verras que tu t'es gourré de cible.



Je te conseille aussi le livre de Claude Sarraute, surtout le passage sur les critiques... En son temps, il y avait des "Naulleau" à chaque rédaction... C'est ce qui faudrait en ce moment pour réhausser le débat.

dimanche 6 décembre 2009

MINI MOYS LEVY VERSUS WINNIERIC THE POOH


"Je trouve que c'est pas un joli métier que d'être payé pour dire du mal. Ça me rappelle Stéphane Bern qui s'est retrouvé face à Zemmour et Naulleau et qui a cité Desnos : "Les ratés ne vous rateront jamais !" J'aime pas cette émission, parce que j'ai vu un jour Naulleau assassiner en règle une femme pour laquelle j'ai beaucoup d'estime - Catherine Breillat -, et Naulleau, avec beaucoup de suffisance, lui expliquait ce qu'était le cinéma et ce qui n'était pas le cinéma. Moi, j'ai eu la chance de voyager dans pas mal de pays et j'y ai souvent vu des films de Catherine Breillat, par contre, je n'ai jamais rien vu sur Eric Naulleau !"

"J'imagine ce qu'il doit répondre quand on lui demande comment il gagne sa vie : "Bah, je dis du mal..." Je trouve qu'il y a d'autres métiers à exercer beaucoup plus jolis que celui-là."

Ben, c'est qu'il veut faire croire qu'il est méchant Lévy. Il se croit le boxeur qui va foutre KO notre cher Eric. Mais n'est pas Cerdan qui veut !

Donc de ses petites neurones boudinées, il nous pond ce discours de victimisation. Je suis le pauvre malheureux, l'incompris (j'ai évité le veuf car madame est enceinte)... Mais il n'a pas trouvé autre chose pour faire vendre que d'attaquer.

Certes Eric ne l'a pas loupé dans son Jourde et Naulleau. Mais quand on ne veut pas être critiqués, on ne se fait pas éditer ou seulement pour ses amis ou sa famille. On ne s'expose pas ! Personne ne fait l'unanimité. Même pas les plus grands.

Levy a donc remplacé les collections Harlequin, les Barbara Cartland chez les ménagères de moins de cinquante ans. Celles-ci qui croient qu'elles se cultivent en lisant son livre, qu'elles sont tendances. L'auteur est beau gosse et voilà après on dit que les femmes, après avoir écouté de la musique avec leurs hormones, lisent de la même manière. C'est le genre de livre qui n'a que sa place que dans les étals de supermarché pas dans les centres culturels ou librairies. On nous fait du bourrage de crâne (avec les surexpositions des livres, les pubs à la radio). Mais pour une fois je cite la seule phrase intelligente de Coluche "Dire qu'il faudrait que les gens n'achètent plus pour que cela ne se vende pas !"

Levy n'a pas trouvé mieux pour qu'on parle de lui en polémiquant et en mentant. Il vous met au milieu Catherine Breillat, une pseudo intellectuelle pour se faire un semblant de légitimité dans le microcosme littéraire français. Raté, cette nana est une neuneu de première. Se faire avoir par le plus grand des manipulateurs, voleurs -Rocancourt. Rocancourt dont les unes des gazettes sur ses frasques sont légion. Il faut être Miss France (Sonia Roland) ou femme à côté de la plaque pour croire à la sincérité du gars. Mais Catherine, non seulement, se fait avoir en beauté. Elle écrit son livre. A croire qu'elle a fait exprès de se faire déposséder pour écrire un livre, pour attirer les projecteurs sur elle. Trop nulle quand même. N'oublions pas que nous sommes dans l'ère de la victimisation à outrance. Je souffre dont j'existe.
Bon pour en revenir à Marc Levy, mauvaise pioche car Eric a bien apprécié le livre de Catherine. C'est bête pour lui. La preuve qu'il ne regarde pas les émissions d'Eric.

De plus Eric a fait beaucoup dans la connaissance des écrivains de l'Est, il est traducteur, a écrit des livres-pamphlets et surtout il est éditeur "L'esprit des Péninsules" c'est lui. Il est loin d'être seulement un conteur pour mémères en manque de tendresse. Il serait temps que sieur Levy sorte de son monde de bisounours...
Ah la ! la ! nous vivons une époque formidable ! Mais ce qui me rassure c'est la réponse d'Eric...

Enième mensonge, je finirai par m'y habituer:il n' a jamais été question de cinéma lorsque Catherine Breillat est venu à ONPC. Par ailleurs, j'ai dit le bien que je pensais de son nouveau livre (Abus de faiblesse) lors de la 200e de Ca Balance et à Starmag ou Catherine et moi avons par ailleurs longuement parlé. Oui, je sais, critiquer positivement un livre qu'on a aimé et négativement un livre qu'on n'a pas apprécié reste un scandale dans la république médiatique. Promis; je le ferai encore!

Ouf ! Nous voilà rassurés....

dimanche 25 octobre 2009

"L'élégance du maigrichon" Pascal Fioretto


Avec cette rentrée littéraire ou il y a trop de livres qui paraissent d'un coup. Impossible donc pour le lecteur de se frayer un chemin entre la fausse littérature et la vraie. Pauvres libraires ! Entre les pipolades, les livres "tendances" et les vrais comment faire ? Je trouve navrant que les librairies ressemblent à s'y méprendre aux étals de supermarchés. Que ces libraires fassent la promo de la sous littérature, celles qui marchent au niveau commerciale mais qui sont navrantes de qualité. Oh je vous entend d'ici, l'argent, toujours l'argent. Cet argent qui fait faire n'importe quoi. Pourquoi les libraires portent aux nues une certaine De Rosnay, sachant que ses livres sont toujours les mêmes. Comme Kennedy, Levy, Musso, Gavalda. Pas besoin de sortir d'une fac de lettres pour comprendre que ces livres sont très bas au niveau littéraire. Bon ça fout une balle dans le pied des fameuses collections "Harlequin" que la ménagère de moins de cinquante ans ou la pintade citadine achètaient. Elles se croient cultivées ces femmes, alors qu'elles sont pour moi des cucultivées.

Et je ne comprends toujours pas l'engouement des libraires, et cela me navre. Les librairies devraient être lieux de découvertes et non pas des succursales d'hypermarché.

Heureusement qu'il y a quand même quatres personnages qui comptent dans le milieu littéraire.

Le premier est Yves Viollier. Il est resté le prof, le conseiller en bonnes lectures, jamais il s'est planté. Je lui serai toujours reconnaissante de m'avoir fait lire Collum Mc Cann... Franchement, si vous pouvez lire en podcast "Le livre de la semaine" sur RCF Vendée sur votre ordi ou mieux sur votre autoradio le vendredi à 7 h 30 et si en plus vous êtes lecteur de la Vie vous aurez ses critiques sincères et bien posées.

Le second est Frédéric Beigbeder. Dans le Cercle ou dans diverses émission, il a su par son charisme évident ouvrir pas mal d'horizons aux jeunes, il est suivit par toute une jeunesse ou des gens de sa génération (dont je suis). Il a vécu les mêmes désillusions, a la même vision sur la littérature. On a l'impression d'avoir le bon copain littéraire qui conseille tel ou tel livre. Et qui n'hésite pas non plus à fracasser le mauvais livre. De ce point de vue, il est un peut comme Eric Naulleau. Ah mon dieu ! Si ces deux la pouvaient s'entendre ! Au lieu de s'entre déchirer inutilement, de s'envoyer des vannes ou la mauvaise presse s'en fait des choux gras, de canaliser toutes leurs forces, leurs intelligences pour la bonne cause : la sauvegarde de la littérature, la découverte de la perle rare. Ils feraient du bon boulot. Mais j'ai espoir, Fred est encore un peu fragile encore, il faudrait le livre qui le consolidera celui qui est devenu, il sera fort et sera capable de tout entendre. Cela sera bénéfique je pense. Il est vrai qu'il faut un grand courage, après avoir reçu une mauvaise critique ou une mauvaise note d'aller voir pourquoi de cette notation et de prendre note de ce qu'on vous reproche. Les mauvaises critiques sont parfois destabilisantes, mais si on isole leurs fondements, cela fait progresser "Les cons aiment à être flattés et les intelligents à être critiqués"

Le troisième : Eric NAULLEAU (je devrais rajouter Eric ZEMMOUR avec). Eric n'est pas le snippeur sans coeur qu'on veuille bien lui faire passer. Il est juste, il a son regard d'éditeur. Implacable certes, mais juste. Il ne s'est jamais attaqué aux écrivains mais à leurs livres. Nuance donc. Que voulez vous, les people, certains écrivains se comportent souvent comme des stars inaccessibles, parfaites qui ne font que des choses sublimes. L'important c'est la brosse à reluire. Ces gens là qui poussent l'hypocrisie d'aller dans l'émission de Laurent Ruquier rien que pour le buzz. Ils savent que leurs livres seront critiqués, il suffira de prendre la pose du martyre rien pour faire passer les deux Eric de "Salauds" et soi même de pauvre victime. Leurs fans alimenteront le buzz par leurs commentaires en soutenant leur idole tout en ne sachant pas qu'ils sont manipulés par elle-même. Annie LEMOINE, Francis LALANNE l'avaient bien compris ainsi. Tout comme "l'excellente" BUCCOLINI. Puis ce n'est pas la peine de parler du livre de chevet, l'incontournable "Jourde et Naulleau" qui devient de plus en plus un ouvrage de référence.

La quatrième personne est Pascal Fioretto. Le roi du Pastiche. Comment se foutre de la gueule d'un écrivain ? Un humoriste comme Canteloup que je vénère, imitera la pose, les tics de ces gens. Pascal, lui, prendra à son compte leurs tics littéraires. En reprenant leurs styles. Et croyez moi, ce n'est pas évident pour ne pas tomber dans la simple caricature basique. Avec "L'élégance du maigrichon", il a décidé comme un tome 2 de "Et si c'était niais" de s'attaquer à Barbery (devenue Muriel Burbery)la nouvelle icone de la ménagère de moins de cinquante ans qui se croit cultivée , Guillaume Musso (Guillaume Muzo, un petit clin d'oeil aux fameuses fautes syntaxiques de l'auteur), le cultissime Christian Pignol (qui remplace Christian Signol) rien que pour ce pastiche, le livre vaut le détour... Une Katherine Plancol qui est dépassée par son style faussement chébran euh je voulais dire branché. Le monumental Zig Larsen traduit par le solide logiciel de traduction "speedtraduck.fr ! Milliardium Tome 4 (allusion au fameux dernier manuscrit non encore paru de la trilogie. Millenium. Manuscrit mysterieux car on ne sait vraiment pas s'il existe ou si c'est une sorte de pub mensongère pour alimenter le buzz et les ventes de ces romans. Scoop ! Avec ce passage, vous saurez monter impeccablement une armoire avec les dessins dignes d'un formulaire de montage d'IKEA. Petit clin d'oeil à Naulleau me tromperais-je. (Souvenez vous du face à face Naulleau/Beyala) ? Puis Pascal s'est déchainer avec les pastiches de Eric-Emmanuel Schmitt, en mélangeant les titres de deux de ses livres. Du grand Art.

Comme c'est la crise, foncez acheter ce livre. Vous en aurez tout votre compte. Non seulement dans les dîners mondains ou pour épater les copains, vous pourrez faire croire que vous avez lu tous les livres de ces auteurs pastichés et en plus vous aurez à chaque page une envie de rire. Et par les temps qui courent, ce n'est pas Superflu. Le tout pour un seul livre !

samedi 10 octobre 2009

SACRE ERIC NAULLEAU ! Quand l'Esprit des Péninsules veulent faire impression !

Ben Eric, j'ai un gros délire à te montrer ! Bon cela va être court et cela va te faire rire. Il faut annoncer à tes futurs lecteurs que c'est rock'n Roll de lire Graham PARKER.

En effet, je me suis procurée le livre "Pêche à la carpe sous Valium"... Pour le relire avec joie... Surtout qu'un livre sur l'auteur est en préparation par tes bons soins.



Une superbe couverture, n'est ce pas ? Comme j'aime le côté charnel d'avant lecture, renifler, caresser, le feuilleter ! La patatras, (j'espère que mes futures photos seront claires, et que si elles ne le sont pas, cliquez sur elles !) Arrivée à la page 160, un petit défaut : le livre devient passionnant par sa forme !


En effet, il faut retourner le livre. Bon si on le lit chez soi pas de problèmes mais si on est dans une salle d'attente ou dans une bibliothèque que cela va être délicat. Imaginez la tête des gens qui nous observeraient ! On va nous croire complêtement dingues !

Bon continuons notre "voyage".



Puis non seulement le livre est imprimé à l'envers mais aussi il est mélangé, on retrouve des chapîtres par séquences et mis n'importe comment... Promis j'ai la preuve que ce n'est pas seulement "La Pêche sous valium" mais la mise en page de l'imprimeur qui délire !



Mais c'est excellent ce coup la ! Un véritable labyrinthe, un jeu de piste autant passionnant que le livre...

Vivement que nos chemins se croisent un jour pour te montrer ce petit chef d'oeuvre absolu...

dimanche 3 mai 2009

Les Zumeurs de Sab : Je viens de comprendre...

le pourquoi de la présence de l'Ours sur le l'emblème Pontifical de Benoit XVI ! C'est un message codé pour Eric Naulleau !!! Car Monsieur Naulleau est né un certain 11 mars 1961 à Baden Baden... Tout est clair maintenant !

samedi 2 mai 2009

Les zumeurs de Sab. The new Saturday night fever

Scoop ! La réputation d'Eric Naulleau dépasse les frontières et même est connu dans les plus hautes sphères !

Pour les people, le nouvel adage : "la peur du Naulleau, le début de la sagesse ????" J'en doute !

Aujourd'hui c'est samedi et qui dit samedi dit « On n'est pas couchés » de Laurent Ruquier avec le duo des Eric : Zemmour et Naulleau.

Comme tous les soirs, je serai un peu la voyeuse ! Voir ces people péter un câble car leur « œuvre » n'est pas à la hauteur des attentes littéraires des deux Eric. Le lendemain ces people sont considérées par certains internautes comme des victimes et hop le buzz est lancé ! Le méchanafreuxnolo (fautes volontaires du niveau de ces intervenants) a encore frappé ! Mais étudions d'un peu plus près ces clashs. C'est quoi ce marché de dupes !


Tout d'abord, Laurent Ruquier a trouvé le filon de se faire de l'audience à moindre frais ! Il a intronisé deux chroniqueurs au franc parlé et surtout pas hypocrites pour un sou. Eric Zemmour n'est pas un inconnu car ceux qui le suivent connaissent la teneur de ses interventions sur I Télé. Eric Naulleau, lui c'est l'éditeur qui ne cache pas ses préférences pour la VRAIE littérature. Il a à son actif le fameux « Au secours Houellebecq revient » « Petit déjeuner en tyrannie » « la situation des esprits », il ne cache pas son admiration et son amité envers Pierre Jourde l'auteur de « Littérature sans estomac ». A eux deux, ils ont concocté le « Jourde et Naulleau ». Donc les deux Eric se partagent le boulot : Eric Zemmour s'occupe du fond, Eric Naulleau de la Forme et le duo est bien rodé.


Puis viennent ou ne viennent pas ces fameux people. Oui, je partage cette population en deux !


1° Ceux qui ne viennent pas : Ceux qui manquent de courage ou par éclair de lucidité sur leurs œuvres décident de ne pas venir de peur de se faire insulter soi-disant ou se faire mettre à leur place qu'ils n'auraient pas du quitter. Les Davant, Olivia RUIZ (je ne comprends pas l'attitude lâche de cette dernière, la soi disant courageuse, talentueuse qui est la meilleur d'entre toutes), Ségolène Royal (qui avait encore une fois présenté un mot… d'excuses !!!) etc. Leur non-venue fait le buzz sur internet.


2° Ceux qui viennent : Ces personnes-là jouent la carte de la victimisation à fond la caisse ! Soit ça pleure (Laurence Boccolini par exemple), soit ça craque nerveusement (Cali, Michael Young, Francis Lalanne…) Le but du jeu, c'est de venir , d'aller au casse-pipe et faire son cinéma. Résultat, on en parle sur internet et dans les émissions et on parle d'eux. Magnifique, Bingo !!! Je me souviens d'une exception remarquable ! La présence de Benjamin Biolay. Il n'avait fait que sourire poliment durant les vannes de Ruquier et des autres. Il était resté calme impassible.


J'entends autour de moi, des personnes qui veulent que Naulleau disparaissent du petit écran et je suis toujours la pour le défendre ! Ce qui se passe tous les samedis, c'est révélateur de notre société. Eric le sait tellement bien. Il a été professeur de français de langue étrangère avant de devenir éditeur. Il a du en corriger des copies, des manuscrits. Certains devaient ne pas avoir le niveau et a du certainement mettre des annotations mauvaises sans que cela n'en fasse un buzz ! Maintenant, les gens ne veulent plus qu'on leur dise la vérité. Ils ne veulent plus être jugés (sauf positivement cela va de soi). La remise en question ce n'est pas pour eux ! Les profs, de nos jours, ont peur de mettre des mauvaises notes ! Ils craignent les règlements de compte soit des frères ou des parents de l'élève en question ! Puis dire à qui que ce soit qu'il est nul en deviendrait une insulte et les tribunaux sont encombrés par les plaintes en diffamations.


Puis les téléspectateurs et internautes ont aussi responsables de ce fait. On glorifie tellement des personnages à l'égo surdimensionné et n'ayant que ceci pour fond de commerce ! Il suffit de faire accidentellement un tube et que voilà le chanteur ou la chanteuse est une star avec tous les dangers que cela comporte pour la soi-disant star ! Ego surdimensionné, perpétuellement accompagné d'une bande de courtisans qui n'arrêtent pas de dire « O combien ils sont merveilleux et fabuleux ». A force de les entendre, on fini par les croire ! A force de créer des choses nulles, il ne faut pas s'étonner que les gens téléchargent gratuitement illégalement (15 ou 17 euros pour un seul titre de potable !) . Mais la c'est un autre problème, un autre sujet.


Laurent de toutes façons ne virera pas les deux Eric. Bien au contraire, il en a besoin ! Un seul conseil à lui donner : Qu'il invite de vrais écrivains, de vrais auteurs. Le débat sera que meilleur…

mercredi 11 mars 2009

JOURNEE DE FETE SUR FACEBOOK !

La raison ? Aujourd'hui anniversaire d'Eric Naulleau et tous ses supporters n'ont pas manqué le rendez vous ! La preuve en images !


JOYEUX ANNIVERSAIRE ERIC !

lundi 16 février 2009

LES ZUMEURS DE SAB : Catastrophes en série...


Comme vous le savez, je reviens des Pyrénées. Pour faire le chemin Vendée - Pyrénées, il faut passer par les Landes (Bordeaux/Bayonne). Les Landes défigurées et meurtries. Tout ces arbres détruits, affalés sur les routes. Qui dit arbres dit bois et si on approfondit un peu plus on peut dire de bois à papier... Vous voyez ou je veux en venir .... Le papier sert pour les romans et avec tout ce surcroît de bois, ceci ne m'annonce rien de bon.

Puis il me vient une vision horrible ! Tous ces people que l'on va solliciter pour produire des livres (eux n'écrivent pas ou si peu, les nègres feront l'affaire), leur seul boulot c'est de faire la tournée des brosses à reluire ce que l'on appelle la Promo !

J'imagine déjà les titres :

"Comment réussir lorsqu'on est ch'ti et pleurnichard" par Dany Boon
"Je n'ai rien à dire mais je l'ouvre quand même" Lorie
"Poussière d'étoile" par Loanna
"Le poker menteur" de Patrick Bruel et ce ne sont qu'un échantillon ! Bon vous allez me dire tant que Diam's oublie ou elle a foutu son crayon cela sera déjà pas mal !

Pour éviter cette invasion, cette pollution faudrait quelques gestes !

De la part des éditeurs : Il faudrait tout d'abord que les éditions Laffont refusent tout livre venant de la bande de la Nouvelle École de Brive pour la seule raison qu'il n'y a pas les 400 pages obligatoires et exigées ! On étudiera plus les manuscrits susceptibles de faire que 200 pages ! (ouh la la ! Yves Viollier va m'jeter !!!)

Ce qui serait pas mal de rééditer tous les livres indisponibles dans les catalogues et qui sont très recherchés comme "Au secours, Houellebecq revient" d'Eric Naulleau, les premiers romans de grands écrivains (je pense à Yves Viollier, Carole Zalberg avec ses "mémoires d'un arbre").

Encourager les vrais premiers romans de jeunes, ouvrir le marché à ces jeunes écrivains.

Puis les écoles, presbytères, administrations, n'utilisez plus de papier recyclé car on en a en surcroît dans les réserves qu'il faut consommer.

Comme je sais ce que je viens d'écrire est illusoire et représente un petit galet dans l'eau. Je me console en me disant que malgré tout on aura toujours besoin d'un Eric Naulleau sous la main et qu'il ne sera pas au chômage médiatique pour un bon moment ! Tant mieux pour nous et tant pis pour eux !

Tant que des baudruches littéraires subsisteront, Eric Naulleau et ses fans de plus en plus nombreux on sera la pour les dégonfler... Lui médiatiquement, nous dans nos blogs ou sur le terrain. Il ne faudrait pas qu'il ne soit pas trop seul quand même. Il ne peut pas tout faire n'oublions pas que l'on attend un Jourde et Naulleau tome 2 et qu'en plus il faut qu'il continue son métier d'éditeur (L'esprit des Péninsules) et cela prend pas mal de temps !

dimanche 14 décembre 2008

Contre le baton de Bergé, le Jourde & Naulleau !


Cela sera plus digeste et moins poussiéreux.


J'ai donc regardé "la Grande Librairie" sur la cinq avec Pierre Bergé et Eric Naulleau. Tout avait bien commencé, Monsieur Busnel dans l'art de bien vendre des livres commence par nous faire la promo du livre de Pierre Bergé "l'Art de la Préface". Bon ma foi, cela m'intéressait j'écoutais attentivement ce que l'on en disait. Avis favorable donc.


Quand arrive le tour d'Eric Naulleau, il commence à expliquer son livre et voilà le papy Bergé nous sort son baton pour battre Eric Naulleau, lui coupant la parole, l'insultant presque, essayant de le bousculer. Peine perdue car Eric est un habitué du genre. J'étais ahurie devant une telle agressivité. Eric Naulleau l'avait pourtant écouté avec politesse et respect et voila t'il pas que ce monsieur qui se croit supérieur aux autres est seulement un malpoli et avait une posture assez vulgaire. Quelle déchéance alors que l'on se dit ami intime de Mitterrand ! Mitterrand lui au moins aurait opposé un silence lourd et ne se serait pas aventuré à couper la parole ou insulter la personne en face. S'il se dit ami de cet homme qu'il en soit digne et ce n'est pas en cette façon qu'il réussira.


Je ne suis pas comme Eric Naulleau, je n'ai pas encore lu "L'homme sans qualité" (j'avais vu la grosseur des pavés des tomes 1 et 2) mais je m'étais rabattue dans ce petit livre "De la bêtise" et je crains que Pierre Bergé tout autant collectionneur, lecteur invétéré qu'il soit ne l'ait pas lu car il aurait médité ceci " Je n'ai pas découvert de théorie de la bêtise à l'aide de laquelle je pourrais entreprendre de sauver le monde. " Avant d'attaquer Eric Naulleau.


Mais il est vrai qu'actuellement dire du mal de quelqu'un est forcément considéré comme une injure, une diffamation presque on dépose plainte ! Tout est dans le système du renvoi d'ascenceur, la pommade on essaie de choper la ménagère de moins de cinquante ans en lui collant un Marc Levy (dont j'ai lu 3 livres coup sur coup cherchant bien ce qui correspond à un talent de l'écriture et que je cherche encore... Résultat après 3 livres j'étais comme mon ordinateur en mode récupération après un pétage de plombs) ou une Gavalda (je voudrais que quelqu'un m'attend... Tu peux encore attendre ma chérie ! Car ce n'est sûrement pas moi !) et puis zut je ne vais pas vous faire la liste... Les magazines féminins sont payés pour faire leur pub !


Bonne nouvelle, le livre "le Jourde et Naulleau" serait en rupture de stock dans pas mal de grandes villes... C'est tant mieux...


Et devinez quoi demain j'irai le commander avec les livres de Robert Musil ! Dans les salles d'attentes cela aura plus de gueule que de lire du Levy !!! Et voui à chacun sa littérature qu'il mérite, j'ai fais mon choix...

dimanche 15 juin 2008

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT NAULLEAU

"L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûrs d'eux et les gens sensés pleins de doutes."
Bertrand Russel



Quand je termine un roman de François Nourissier, je suis dans le même état qu'Eric NAULLEAU. J'ai une sourde colère proche d'un certain désespoir. Oui je suis colère à cause de la dégradation culturelle de mon pays et de ses habitants.


François Nourissier, Mireille Calmel, Françoise Chandenagor ne se vendent pas tant que ça et par contre c'est le triomphe de la culture de bazar, les Marc Levy, Olivier Adam, Guillaume Musso, Lolita Pill (que pour cette dernière la modestie n'est pas une de ses principales vertus mais elle est encore jeune et les évènements de la vie se chargeront de lui apprendre les principes). Ces auteurs qui font un carton dans les supermarchés. Ah les supermarchés quels drôles d'endroits pour acheter des livres. J'imagine la ménagère de moins de 50 ans se pâmer devant le nouveau livre du Oh séduisant Levy entre deux rayons de produits alimentaires et produits d'hygiène. Le livre y est désacralisé, a perdu toute sa valeur. Comment peut on acheter du rêve, du beau dans ces endroits infernaux, bruyants, trop lumineux. Moi qui ait un contact charnel, qui adore renifler le livre, le caresser, l'apprivoiser comme un homme que l'on va aimer...

Enfin ! pour revenir à Eric, on le dit méchant alors qu'il dit tout haut ce que pas mal pensent. Il est vrai dans notre ère dirigée par l'hypocrisie, celui qui dit haut et fort la vérité est forcément une ordure, un méchant Que Cauet est un con, on le savait je pourrais citer Amélie Nothomb qui dit dans un de ses livres "J'insulte pas je diagnostique". Pauvre Cauet ! s'il le veut, il peut assurer une bonne carrière à son avocat, il n'a qu'à porter plainte contre tous ceux qui pensent que ses émissions sont nases, qu'il est un pauvre type... Cela en ferait pas mal de monde...

Que la mémère Boccolini pleure lors de sa remise à zéro de son livre, pauvre chérie comme le disait mon grand papa "Elle pissera moins". Y'EN A MARRE de ces people qui se font écrire des livres (il ne faut pas se leurrer ils emploient des nègres... qui comble d'ironie serait qu'ils soient payés au noir... MDR). Boccolini ne peut pas avoir des gosses à son âge, il fallait penser avant. Genest a des problèmes de poids, on s'en fout - si toutes les femmes écrivaient un livre sur ce problème les pauvres libraires ! Ils seraient envahis ! Quand ce n'est que pour cracher sur des parents, ou exploiter leurs malheurs... Je suis People, j'écris dont je suis...

Heureusement parmi ces célébrités il y en a qui font exception comme Pascal Sevran dont son journal annuel est loin d'être nul. Ses romans sont empreints d'une vraie sensibilité. Je veux causer aussi de Frédéric Mitterrand qui a su émouvoir avec ces destins tragiques en passant par le sien. Mais la cet homme est cultivé et a eu sa célébrité par la qualité de ses écrits ou émissions. Mention spéciale aussi pour Jean Claude Brialy... Mais ce genre de personnages se font rares et c'est bien dommage. Quand je pense que les Faudel, Christophe Mae, etc... ont envahis les étals de la soi disant culture.


Que dire des émissions TV on assiste à la Druckerisation... Seigneur ! Que Michel Drucker me pardonne mais par son attitude il est en grande partie responsable de ce désastre culturel... Et je trouve dommage que l'attitude de Michel Drucker ait influencé tous ces people. Tout le monde est sympa, tout le monde est talentueux non mais ça ne va pas la tête ! Le show biz n'est pas le paradis. Toutes ses paillettes dégoulinantes de trop politiquement correct a contaminé le cerveau de ces people dont on a plus le droit de leur dire euh ce bouquin, ce disque est moins bon, que sur scène c'était pas la forme... Sans avoir un procès pour diffamation aux fesses...Mais Nourissier décrit très bien cet état d'esprit dans son "Bar de l'Escadrille" et je me permets de vous recopier cette page tellement vraie, au moins mon texte aura servi à vous faire lire de la vraie littérature...


Mais tout cela n'est que l'épicerie du métier, son Café du Commerce. Pourquoi s'offusquer des ragots dont le bruit de la belote vespérale ? Autre chose est plus grave. Ces poux parasitent la création, les oeuvres, le coeur et le ventre des écrivains. Nous seuls qui savons tout de leurs faiblesses, illusions, héroïsmes, pouvons mesurer le décalage entre leur travail et la façon qu'on a d'en parler. Ce langage d'hippodrome ou de bourse... cette obsession des complaisances... Les écrivains, si l'on voulait vraiment les déshonorer, les humilier, il y aurait d'autres moyens, plus radicaux ou féroces, car ce sont de drôles de corps, pour ça oui ! Vulnérables, passablement ridicules. Les réduire définitivement au silence ne poserait aucun problème insoluble. Mais qu'on leur épargne une certaine bassesse, le vocabulaire des maquignons et des putes.


C'est la petite presse qui a fait le mal, les ricaneurs, les branleurs de secrets à deux sous. Une forme d'impuissance, peut être, ou ce terrible goût français de tout rapetisser. L'écrivain devient littérateur ; le livre, le bouquin ; l'information, écho ; la création, astuce ; l'amitié, le copinage. "Il en a mis un temps à pondre son bouquin !" On écrit ainsi, en crachotant, d'aucun autre métier. Si des gens du spectacle peut-être, enfin, de certaines gens. Parce qu'il viendrait à personne l'audace de traiter à la légère un metteur en scène, un virtuose, un chef d'orchestre. Des seigneurs ! Écoutez comme on parle d'eux : des maîtres, les grands chefs. On dirait des gosses bavant devant Oeil de Faucon ou Aigle noir. Étrange respect pour les exécutants. Maladie d'époque, difficile à expliquer. Autrefois un régisseur allumait les quinquets, plaçait les fauteuils ; le premier violon donnait la cadence ; la cantatrice ne soupait pas avec les invités. Désormais, triomphe des intermédiaires, des bricoleurs, art de seconde main. Je respecte davantage le moins vendu de mes romanciers, que le plus prestigieux interprète. Écrire, peindre, c'est sérieux. Risquer l'idée qu'on se fait de soir dans ces métiers de songe et de vent, c'est sérieux. Plus qu'une affaire de vélocité, de doigté, d'oreille, d'ascendant, de présence. La vraie présence, c'est l'oeuvre, et je ne vois pas en quoi un chef d'orchestre, par exemple, serait d'un métal plus précieux que l'entraîneur d'une équipe de football. Les footballeurs et les joueurs de tennis improvisent davantage, sont plus créateurs que les musiciens. Je développerais tout cela si j'écrivais ce livre. Et j'exagérerais, bien sûr, je grossirais le trait, non pas pour donner de la rondeur aux confidences ou aux paradoxes, mais pour parvenir à une sorte de classement, à une remise en ordre. Les métiers de la création - et parfois dans leur sillage les métiers, comme le mien, qui consistent à susciter puis à administrer la création - expriment une qualité de risque à quoi rien d'autre n'est comparable. A tout le moins les créateurs peuvent ils demander qu'on ne les traite en suspects.


Il me semble que je saurais expliquer tout cela, qui est fuyant, instable. Par exemple on pourrait croire que les critiques, qui sont à la fois des parasites et des zélateurs de la création, ses profs et ses prêtres, échappent aux simplifications. Il n'en ai rien. La part étant faite des sympathies et des antipathies idéologiques, reste que la critique s'abuse, déraille, se compromet, gonfle des baudruches, néglige la forêt et célèbre l'arbre. Non seulement elle ignore - ce qui ne serait pas trop grave : affaire de temps- mais elle se trompe. Inflation en tout genre. Manque de perspectives. La trompette au lieu du pipeau. Le langage de la haute couture pour vanter la salopette d'Uniprix. Vous en profitez me dira t"on. Oui dans l'hypothèse où je vendrai des salopettes.


Et je crierai Au secours Eric il sont devenus mous....




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