Yves Viollier "Raymonde"

"Oh Dieu, pourquoi donc en mourant ne nous as-tu pas mués en dieux ! Ma trajectoire quand je m'éfforce de toute mon âme de la maintenir en droit ligne, si je me retourne elle ressemble à ces sillages laissés par les avions, dont le trait un instant précis, peu à peu se dissout, devient flou. Et tout est à refaire, tout s'efface, tout se ternit. Seigneur, donne moi un bout de ton crayon à la pointe si bien taillée, et guide ma main, que je fasse le portrait de ta création, que ce que j'écris te ressemble" Yves Viollier "Raymonde"



"Il va sans dire que la vie n'étant pas une bibliothèque rose elle ne respecte guère ces intentions édifiantes" François Nourissier in "Musée de l'homme"
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mercredi 19 mai 2010

Hommage à un très grand homme....

Quel regard perçant !
Robert Laffont est décédé ce jour à Aix en Provence, à l'âge de 93 ans. L'AFP a été mise au courant par sa belle fille Alix Girod de L'Ain (journaliste). Il a été le fondateur de la prestigieuse maison d'édition. Je pense aux parutions de mon cher JD SALINGER, "L'attrape coeurs". J'espère qu'ils se retrouveront là haut au Paradis...

Je ne peux que penser Yves Viollier, Jean Guy Soumy et Claude Michelet qui ont du certainement croiser cet homme... Sans lui pas de parutions de petites merveilles... Je lui rends hommage pour ce qu'il a fait pour tous ceux qu'il a croisé spécialement pour notre cher ambassadeur de la Vendée... Yves Viollier.... Ils doivent être émus ce soir...

vendredi 26 février 2010

Cela pourrait être l'hymne de la NEB....

Un jambon, un violon... de Serge Gainsbourg... Le Jambon Vendéen de Yves Viollier, le Violon de Gilbert Bordes, la porte de Claude Michelet et les copains (ou Jean Guy Soumy ferait partie)...





Serge Gainsbourg
UN VIOLON, UN JAMBON



Écoute moi toi qui te crois seul au monde,
Tout seul abandonné,
Faut trois fois rien pour entrer dans la bonde,
De tout le mal aimé.

Suspend un violon, un jambon à ta porte,
Et tu verras rappliquer les copains,
Tout tes soucis que le diable les emportent
Jusqu'à demain.

Ta petite amie t'a largué en route,
Les filles c'est pas sérieux,
L'amour est aveugle, ah ça aucun doute,
Et oui ça crève les yeux

Suspend un violon, un jambon à ta porte,
Et tu verras rappliquer les copains,
Tout tes soucis que le diable les emportent
Jusqu'à demain.

Qu'importe si c'est chaque fois la même chose,
T'en fais donc pas,
Mon vieux quand on a pas ce que l'on aime,
Faut aimer ce que l'on a.

Suspend un violon, un jambon à ta porte,
Et tu verras rappliquer les copains,
Tout tes soucis que le diable les emportent
Jusqu'à demain.

jeudi 24 décembre 2009

LA NEB en folie....


Un paparazzo a pris cette photo, on y voit les membres de la Nouvelle Ecole de Brive en pleine répétition pour les réveillons... On les savait des joyeux lurons, on en a la preuve désormais... Les rois de la piste de danse !

samedi 12 décembre 2009

Un bel article parlant de la Neb... Si vrai, si proche...


Issu de Sud Ouest.com

Viollier où les séances de dédicace dignes d'une course de fond ! (photo so)



DÉDICACE. Survol du dernier ouvrage des auteurs de la « Nouvelle école de Brive » présents aujourd'hui à la maison de la presse



Une nouvelle école pariant sur l'humain



Trois des quatre membres de la « Nouvelle école de Brive » s'installeront donc cet après-midi à partir de 15 heures pour dédicacer leurs livres et échanger avec leurs lecteurs.

À l'origine, le quarteron devait être au complet, mais Gilbert Bordes, le grand pêcheur devant l'éternel, l'ancien chroniqueur de RTL sur les choses du temps et de la nature, a dû déclarer forfait.

Ainsi que nous l'indiquions dans notre dernière édition, les thèmes abordés par les auteurs de cette « nouvelle » école ont doucettement glissé des romans du terroir à ceux, plus universels, où l'homme occupe la plus grande place.

La preuve en sera d'abord apportée par Jean-Guy Soumy, le Creusois de l'équipe, prof de maths dévoré par l'écriture depuis des décennies. Il signera « La chair des étoiles », une sacrée histoire ayant pour cadre l'époque de la Première Guerre mondiale.

Anna voit partir Pierre, son mari, au front. L'homme qui revient en permission n'est plus le même. L'individu attentif, aimant, s'est transformé en personnage méchant, dur.

Lorsque Pierre aura de nouveau rejoint les tranchées, Anna s'en ira occuper un emploi de munitionnette dans une usine où elle fera une vraie rencontre. Sauf à dire qu'en ces temps de guerre, le corps des femmes mariées était possession... de la Nation. Anna sera rejetée, condamnée pour adultère, incarcérée. La suite... au fil des pages. En attendant le prochain bouquin de Soumy, « Le congrès », étonnante histoire également. À la fin du XVIIe siècle, la cérémonie du congrès consistait en un procès en impuissance au cours duquel le mari était sommé d'honorer son épouse devant un parterre de prêtres, de médecins et de courtisans !

La saga Michelet


De son côté, Claude Michelet, qu'on ne présente plus, a publié voilà peu « Quand ce jour viendra », venant après « Quelque part dans le monde », une nouvelle saga promenant le lecteur un peu partout dans le monde, en Amérique latine, en Europe, à une époque où les hommes se battaient, où ils inventaient le cinéma et où deux êtres étaient capables d'exploits exceptionnels pour que vive leur amour. Il y a du souffle dans ce bouquin...

Yves Viollier enfin, avec « Aide toi et le ciel... » a vraiment traité de la matière humaine en mettant en scène une femme rayonnante consacrant sa vie à soutenir des gamins cabossés par la société.

Cet engagement de chaque instant est tel que cette mère ne s'aperçoit pas que son propre fils est en train de perdre pied, de couler à pic. Jusqu'au jour où va survenir un drame avec cet enfant que sa mère n'a sans doute pas suffisamment écouté, trop prise qu'elle était par ceux des autres.

Une mère qui va être plongée dans le plus profond des désespoirs et qui va recevoir un sacré coup de main de la part des jeunes qu'elle avait l'habitude de tenir à bout de bras...

Bref, plein d'histoires dont on ne peut s'extraire dès qu'on a mis le nez dedans...

vendredi 11 décembre 2009

LA NEB A COGNAC.....


Du journal Sud Ouest ce jour.... (photo de mes archives)

DÉDICACE. Viollier, Soumy et Michelet seront demain à la maison de la presse. Cognac, le pèlerinage

Les mousquetaires de Brive, vingt ans après...


On a, des décennies durant, parlé de « l'école de Brive ». En fait, un groupe d'écrivains né grâce et autour d'un drôle de bonhomme du nom de Jacques Peuchmaurd, « Peuch » pour les intimes.

Cet individu extrêmement fréquentable a passé sa vie le nez plongé dans des bouquins, pour remplir son rôle de critique littéraire d'abord, d'auteur ensuite, mais surtout, de lien entre l'écrivain et l'éditeur. « Peuch » à qui, un jour, une jeune femme a balancé un manuscrit, lui disant d'en faire ce qu'il voulait. Il l'a lu avant de conseiller à la jeune Françoise Sagan de reprendre plusieurs passages de ce qui allait devenir « Bonjour tristesse ».

Peyramaure puis Michelet...

Devenu le bras droit de Robert Laffont, Jacques Peuchmaurd a eu le pif pour sentir monter chez les lecteurs l'appétit de ce qu'on a appelé les « romans du terroir ».

Lui, le fils d'un boucher corrézien, est allé chercher dans ses racines les auteurs capables d'apporter de belles histoires souvent ancrées dans la réalité paysanne. Il a d'abord frappé à la porte de Michel Peyramaure, lequel a amené dans sa besace un certain Claude Michelet. Puis petit à petit, la bande s'est agrandie avec Christian Signol, Denis Tillinac jusqu'au jour où un Vendéen, Yves Viollier, a intégré l'équipe avant le Creusois, Jean-Guy Soumy. Que des hommes ? Sûrement pas : Colette Laussac, charmante, est arrivée, de même que Martine Marie-Muller, preuve que « Peuch » n'était absolument pas contre les rousses, bien au contraire.

Toute cette bande a beaucoup écrit, rencontré de gros succès de librairie, Michelet tutoyant les sommets avec sa saga des Vialhe commencée avec « Des grives aux loups ».

Une bande avant tout liée par une solide amitié. Elle a pris l'habitude de s'offrir des virées dès que l'occasion se présentait. Ce fut le cas voilà... dix-sept ans, dans le Cognaçais précisément, lors de la sortie d'un superbe roman de Viollier, « Les pêches de vigne », racontant le rêve de Vendéens quittant leur sol après la guerre de 14 pour s'installer dans l'eldorado du cognac.

Une histoire qu'Yves Viollier n'a pas eu de peine à écrire puisqu'il connaît par coeur les deux morceaux de la chaîne. D'un côté sa terre de naissance, de l'autre celle où il a pris femme, à savoir Angeac-Charente, le pays de Marie-Claire, son épouse. Angeac où il suffit de passer les ponts !

À l'époque, avec la complicité de « Sud-Ouest », de Rémy-Martin, des maires de Cognac et de Jarnac, le week-end avait été rude... et tous les participants s'en souviennent...

Depuis, « Peuch », toujours jeune homme... à 86 ans, a pris sa retraite, Peyramaure, un an de mieux, ne se déplace plus, le label « école de Brive » longtemps imposé sur les livres n'existe plus.

Restent quatre inséparables, Claude Michelet, Gilbert Bordes, Jean-Guy Soumy et Yves Viollier qui ont mis sur pied « la nouvelle école de Brive ». Pour se retrouver, avoir le plaisir d'être ensemble et de partir bras dessus, bras dessous, à la rencontre de leurs lecteurs.

Bordes sera absent demain, mais les trois autres seront à Cognac (maison de la presse, à partir de 15 heures) avec une vraie émotion.

« Presque un pèlerinage. Le souvenir d'un grand moment de bonheur » nous a confié Viollier, persuadé qu'en Charente, quelle que soit la saison, les pêches de vigne sont toujours dans l'arbre, à la disposition de ceux qui veulent bien les cueillir...



Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à aller à leur rencontre, vous ne le regretterez pas...

lundi 9 novembre 2009

foire du Livre Brive 2009 part 3 : l'équipe de la Neb en action.

Le vendéen Yves Viollier a toujours autant de succès, les habitués, les vendéens qui se sont déplacés et pas seulement eux ! Il est aimé par tant de personnes...


Gilbert Bordes le faux modeste. Il a écrit toute une bibliothèque en bouquins, il est passionné par le Luth. Il est aimé de pas mal de monde. Il est très humble et accessible. Tout ce que j'aime...

Sous les regards des faux jaloux, Jean Guy Soumy et Claude Michelet.

Foire du Livre Brive 2009 part 2 : LE MONUMENT INCONTOURNABLE !


Si vous venez à Brive, ne loupez pas la NeB ! La fameuse Nouvelle école de Brive ! Claude Michelet, Jean Guy Soumy, Gilbert Bordes et Yves Viollier. Comme la halle qui abritait le salon s'appelle Georges Brassens et de voir cette amitié tellement évidente entre les quatres hommes, je tiens à poster ce texte en dessous...Vous allez tous le reconnaitre, on dirait qu'il est écrit pour eux...


Les copains d'abord
Georges Brassens


Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord

C'étaient pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors
Toutes voiles dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur credo, leur confiteor
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit des sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore

Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui ait tenu le coup
Qui n'ait jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

samedi 31 janvier 2009

LE BLUES DU TERROIR

Gilbert Bordes, Yves Viollier, Claude Michelet et Jean Guy Soumy à Brive en novembre 2008


Article transmis par Yves Viollier suite à un scan de Jean Guy Soumy (Livres Hebdo)


Pour les anciens de l'école de Brive, l'étiquette du roman de terroir est lourde à porter.


"Devrions-nous avoir honte ? Est ce que l'on reproche à Makine d'écrire sur sa Russie, à Colum Mc Cann sur son Irlande ?"

A l'instar d'Yves Viollier, les écrivains de l'école de Brive en ont gros sur la patate qu'on les y associe ad vitam aeternam sous prétexte qu'ils ont publié il y a 20 à 30 ans chez Robert Laffont, sous la houlette de l'éditeur Jacques Peuchmaud, un "pays de livres situés en Corrèze. Pas facile, en effet, une fois que l'on vous a accolé l'étiquette du "romancier du terroir" de faire son métier d'écrivain sans attirer une certaine condescendance.
En guise de pied de nez, quatre d'entre eux - Claude Michelet, Gilbert Bordes, Jean Guy Soumy et Yves Viollier - ont formé une nouvelle école de Brive, qui dispose d'un site internet (quineb.com). Ils entendent "continuer à proposer à leurs fidèles lecteurs des oeuvres populaires abordant tous les sujets". " Ce n'est pas une école littéraire, explique Claude Michelet, pas plus que ne l'était l'école de Brive. C'est Jacques Duquesne qui nous avait baptisés ainsi. Mais on a jamais été une école au sens littéraire du terme. J'ai aussi connu à l'époque où l'on disait que j'écrivais des romans paysans. Pour schématiser, c'est aussi grotesque que de dire que Céline écrivait des romans médecins"

Ironie du sort, les quatre membre de cette école de potaches figurent parmi les critiques les plus farouches d'un genre qu'ils jugent être un pur produit marketing. "Je suis gêné par cette qualification pris par des commerciaux pour désigner des romans qui n'ont rien à voir s'insurge Jean Guy Soumy. Cela correspond à un type de roman fabriqué dans l'objectif de mettre en scène un terroir avec une nostalgie que je récuse totalement, qui n'a jamais existé. Mes personnages quittent, arrivent ou passent par le département ou j'habite mais mon objectif reste d'évoquer l'humanité".

J'ai quand même fait une trilogie qui se passait en Amérique du Sud, ça ne me paraît pas être un terroir proche de Brive-la-Gaillarde, poursuit Claude Michelet. Parmi un certain nombre de mes lecteurs, j'en ai qui me disent "on préférait quand vous écriviez Des Grives et des Loups" Ben oui, mais ce n'est pas parce que certains lecteurs préfèrent lire ce genre de littérature qu'un auteur doit écrire pour leur faire plaisir"
LE SITE OFFICIEL de la NEB : Cliquer sur ce lien :http://www.quidneb.com/

samedi 24 janvier 2009

"Les Tribulations d'Aristide Klobe" Claude Michelet


Conseil de Sab : Si un jour vous avez une bonne crève ou sinusite du genre, évitez de faire des démarches administratives relatives à l'état civil ! On ne sait jamais !


Pauvre Aristide, obligé de supporter les quolibets de tout le monde à cause d'une erreur de compréhension de son aïeul venu déclarer la naissance de son fils ! Une vie voué à l'échec, au fatalisme jusqu'à l'insoutenable. Mais il a fallu qu'il croise le chemin d'une avocate au défaut de langage improbable qui le réhabilitera ...


Claude Michelet nous a écrit un personnage digne de Woody Allen. Le genre "catastrophique" et fataliste. On imagine chez ce personnage le regard de chien battu. Claude a toute l'étoffe d'un Woody ALLEN dans ce livre ou l'absurde, la tendresse règnent. Ce qui change des sagas de familles paysannes.


J'adore ce roman car il tord le coup aux termes "régionaliste", "terroir", "paysan", "provincial" dont certains affublent les membres de l'Ancienne et aussi de la Nouvelle École de Brive. Ces gens la on un talent d'écriture immense.


Ne vous fiez pas ! On les trouve là ou on ne les cherchait pas.

jeudi 11 décembre 2008

"Une fois sept" de Claude Michelet

"La plus perdue des journées est celle où l'on n'a pas ri" Sébastien Chamfort

"L'humanité se prend trop au sérieuxc'est le péché originel de notre monde" Oscar Wilde

Je ne savais pas par ou commencer pour étudier l'imposante bibliographie de Claude Michelet. Bon, c'est un peu au hasard que j'ai décidé de lire "Une fois sept" et comme on dit le hasard fait bien les choses !




En effet, si dans ma région on parle des gamins sous le noms de "Drôle" eh bien Claude Michelet aurait pu s'attribuer ce sobriquet à juste titre. Car c'était un sacré salgamin si si ! Être capable de jeter un pétard dans les toilettes, faire du patin sur les marbres du ministère, être le fou furieux au lance-pierres... La liste est longue. Quand Claude bien des années plus tard écrit ses "exploits" on sent qu'il en rigole encore. Qu'il a gardé son âme de gosse.




Comme vous l'aurez remarqué, point de nostalgie larmoyante, pas de fatalisme... Les évènements étaient assez douloureux ainsi ! Pas la peine d'en rajouter ! L'arrestation du papa, Edmond, ses retrouvailles après l'emprisonnement, les privations etc... Claude a le sens de surtout ne pas s'auto apitoyer sur lui même. D'ailleurs à l'époque, il était trop petit pour comprendre l'impact des évènements tragiques ou cocasses (comme la fermeture des maisons closes en 1946).




Une leçon de vie que cette famille hors du commun (et pas seulement par le nombre de gamins) nous transmet grâce à la plume de Claude. Un exemple à suivre, un apprentissage de la solidarité familiale qui fait contrepoids quand les temps sombres sont la.




A lire et à redécouvrir sans cesse... Car le roublard Claude a du nous planquer des petits détails que l'on ne voit pas forcément à première lecture.




Bon je précise que la couverture qui est sur mon blog est assez ancienne mais je ne pouvais pas résister au plaisir de faire découvrir la tête de Claude (assez ressemblante au papa) quand il était un drôle de drôle...




J'attends donc avec impatience les biographies de Claude "Mon père Edmond" et celle sur Claude par Monsieur Panen que j'avais commandés à l'Espace Despret.




Je pensais après ma première rencontre à Brive que Claude Michelet est un sacré monument, un bon vivant, je ne me suis pas trop trompée. Vivement Montaigu donc que je puisse à nouveau le rencontrer. Je comprends pourquoi Yves Viollier l'aime bien, il est tellement attachant.

lundi 8 décembre 2008

L'EVANGILE SELON CLAUDE MICHELET

Trouvé il y a quelques minutes ceci :






Portrait de Claude Michelet - telegrenoble
Portrait de Claude Michelet - telegrenoble

Portrait de Claude Michelet - telegrenoble
La première guerre mondiale s’est aussi jouée dans le ciel. C’est ce que rappelle l’écrivain à succès Claude Michelet dans "Quand ce jour viendra", suite des aventures d’un couple passionné plongé dans une Amérique et une Europe emportées par les bourrasques de l’histoire.


Le site d'ou vient la vidéo :

http://telegrenoble.kewego.fr/video/iLyROoafYl1B.html

lundi 10 novembre 2008

AU HASARD DE MES RENCONTRES Part 10


CLAUDE MICHELET



Bon qu'est ce qu'elle veut la vendéenne ? Elle veut ma photo ou quoi ?
Si si et clic c'est pris...


Une belle expression de Claude Michelet. Ce sacré Claude qui nous enlève notre Yves pour son école. Pourquoi ? Il manque de prof dans la Corrèze ou on voulait changer de gastronomie... Bon sérieux, il a été évoqué d'une fondation d'une Nouvelle Ecole de Brive. Affaire à suivre...


Bon, c'est un monument ce monsieur... A découvrir d'urgence...

mercredi 29 octobre 2008

"En attendant Minuit" Claude Michelet.


Quand je vous écris que j'ai dévoré ce livre. C'est un euphémisme. Vraiment le livre à lire la veille des commémorations du 11 novembre.

Déjà, j'adore les livres qui parlent de l'époque d'avant et de pendant la Grande Guerre. Je ne sais pourquoi mais c'est ainsi. Sans doute la faute à la fameuse série de Nina Companeez "les Dames de la Côte" Cette époque me parle et me passionne. Me fait poser les questions essentielles sur notre actuelle société. Est ce que nous autres les fameuses desperates housewife de l'ère moderne aurions nous le même courage de nos arrières grands mères ? J'en doute...


Claude Michelet nous a écrit un livre presque historique. D'un côté on retrouve Jean au milieu des tranchées avec ses pensées, sa condition effroyable de vie de combattant. Ses inquiétudes pour sa femme et sa mère restées dans la ferme. On suit heure par heure cette nuit particulière du 20 décembre 1916.

De l'autre côté on retrouve la vie de celles qui sont restées à la maison. Ces femmes dont Marthe et Octavine en tête qui ont du faire face aux multiples tâches de la ferme et des soucis de cette période troublée. Ces femmes ont du travailler à la place des hommes partis combattre, on dû instaurer une "micro société solidaire" entre voisines pour s'en sortir. Ces femmes qui ont dû tout supporter jusqu'à l'insupportable : la perte d'un mari ou d'un enfant voire d'un père dans les combats.

Claude Michelet est un fabuleux écrivain. On ressent l'angoisse de Marthe, telle une Pénelope attendant Ulysse, qui tricote tous les soirs en faisant le bilan de sa journée tout en pensant à son mari. Et il réussit à nous captiver tout le long.

Je conseille vivement la lecture de ce livre en ce moment de futures commémorations du 11 novembre. Puisqu'il n'y a plus de poilu pour témoigner, restent les livres, les images archivées et les musées. Pourquoi pas ne pas aller visiter un musée relatant cette période ? Ou tout simplement aller en médiathèque lire et comprendre via les livres d'histoire ou romans.

Moi cela sera l'excuse d'un petit pèlerinage à Mouchamps aller déposer un petit bouquet de fleurs sur chacune des tombes des Clémenceau. En hommage au Père la Victoire.

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