Yves Viollier "Raymonde"

"Oh Dieu, pourquoi donc en mourant ne nous as-tu pas mués en dieux ! Ma trajectoire quand je m'éfforce de toute mon âme de la maintenir en droit ligne, si je me retourne elle ressemble à ces sillages laissés par les avions, dont le trait un instant précis, peu à peu se dissout, devient flou. Et tout est à refaire, tout s'efface, tout se ternit. Seigneur, donne moi un bout de ton crayon à la pointe si bien taillée, et guide ma main, que je fasse le portrait de ta création, que ce que j'écris te ressemble" Yves Viollier "Raymonde"



"Il va sans dire que la vie n'étant pas une bibliothèque rose elle ne respecte guère ces intentions édifiantes" François Nourissier in "Musée de l'homme"

lundi 8 septembre 2008

Mon mini bilan de la rentrée littéraire...

La rentrée littéraire est en plein boom. On ne parle que d'elle parmi les lecteurs et déjà on se fait le bilan de la pêche aux livres.

On est absolument contents de retrouver nos chouchous, tel un rituel tout comme Amélie Nothomb, Nathalie Rheims, Yves Viollier, Mireille Calmel etc... On est ravis de lire leurs livres. On s'est enrichis des lectures accumulées durant l'année et on se fait le mini bilan de l'année en les retrouvant. On évalue chacun de son côté nos parcours : comme lecteurs avant tout et éventuellement si on écrit, par nos récits et résumés. Et sans oublier les séances dédicaces et salon ou l'on se retrouve presque comme dans une fête familiale.

Il y a aussi comme dans toute rentrée littéraire ceux qu'on adore, à juste titre ou pas, détester. Cette année ce sont les deux : Catherine Millet et Christine Angot qui étalent leurs vies sexuelles tel des people en manque de publicité qui auraient pas trouvé autre chose à parler. C'est bas et franchement ininteressant et je ne comprend pas cet effervescence médiatique. Si en plus elles étaient belles mais non.

Il est vrai que dans le temps j'ai été plutôt l'avocat du diable en plaidant pour celle ou celui que l'on aime détester tout comme Nathalie Rheims qui peut agacer par son style de précieuse, de diva (ce qu'elle n'est pas) mais son écriture est belle et jamais elle ira raconter sa vie intime dans les moindre détails. ECRIRE ce n'est pas se PROSTITUER quand même !

Mais cela a un avantage d'acheter ces livres : on peut passer pour des fieffés intellectuels dans les salles d'attentes ou dans les bus ou métros tout en lisant des livres assez hards. Ni vu ni connu. Dire que moi je provoquais en lisant les chroniques et les articles de Beigbeder dans Playboy (si si c'est mon côté provoc, essayez de lire Playboy dans une salle d'attente comme un mensuel normal et observez ce qui se passe dans l'entourage. C'est que du bonheur : entre ceux qui n'osent plus vous regarder, les mémères faisant les gros yeux à leurs maris qui sont hypnotisés par la couverture etc... Cela vaut son pesant de rire) eh bien je ne suis pas au bout de mes surprises.

Par contre il y a l'immense bonheur de découvrir un jeune talent. Et des fois l'accouchement est difficile pour lui et pour nous les lecteurs. L'année dernière c'était le cas de l'égnimatique Antoni Casas Ros (personne ne l'a vu encore) et de son fabuleux Théorème d'Almodovar dont je n'en suis pas revenue. Je l'ai découvert lors d'une chronique dans le Cercle Littéraire de Beigbeder et comme il faisait assez l'unanimité pour lui, le lendemain je pars à la recherche du fameux bouquin que je croyais best seller bien en vue dans la librairie mais non, il fallait le commander car point de pile de ce livre. Une surprise. Bon j'avais pris ceci pour un cas isolé mais non.

C'est la même chose avec Jean Baptiste DEL AMO et son Education Libertine. J'avais eu la chance comme tous les lecteurs de Lire Mag de lire un extrait et de me rendre compte que c'est un premier roman d'un très jeune écrivain, tout timide et sincère. J'ai craqué. De plus il a les faveurs de notre Dieu Vivant sur Terre, je cause de Bernard Pivot (élogieuse chronique sur le Jd), des articles plus que favorables, des passages à la télé (la grande Librairie sur la cinq avec en plus les encouragements les plus nourris de ma petite princesse Amélie Nothomb). C'est du lourd, ce sera la révélation de l'année 2008. Et bien quand j'ai voulu me procurer ce fameux livre : patatras, la maison de presse n'en avait reçu que 2 exemplaires en août et qui ont été vendus dans l'heure. Depuis ça galère dans tous les coins de France pour avoir un exemplaire de ce fichu de bouquin. Je le sais par des contacts sur Facebook.
Je ne comprends pas l'attitude de la maison d'édition. Je me souviens qu'à chaque rentrée à l'école, nos instits, nos profs nous suppliaient au nom de la tolérance de laisser une place pour le petit nouveau qui venait d'arriver qui ne connaissait personne. Ben on devrait en faire autant dans le monde littéraire. Car tous on a sa place. Chacun sa sensibilité, intérêt, cela peut plaire à des gens (comme cela peut déplaire) personne ne fait l'unanimité même pas Dieu avec sa Bible...
Mais quand on a un poulain qui est conseillé par Amélie (euh désolée je ne pouvais pas louper celle ci ! mdr) qui a toute la presse à ses genoux, en plus le gars il est bien mignon : On envoie l'artillerie lourde ! On envoie plus de livres dans les librairies. Les gens c'est un peu idiot (même moi je vous assure) il suffit -je prends moi comme exemple- qu'Yves Viollier, Amélie Nothomb, Eveline Thomer, Frédéric Beigbeder ou Nathalie Rheims ou mes amis sur facebook ou myspace parlent en termes élogieux d'un livre pour que je fonce soit l'emprunter soit l'acheter... Parole de chouchous équivalent à paroles d'évangiles...
Mais on pourra la décrier la fameuse rentrée littéraire si elle n'existait pas il faudrait l'inventer ! Même si cette année, il faudra faire sans la présence de Patrick Poivre d'Arvor et son "vol de nuit". Éteignez donc la télé, lisez un livre cela est mille fois plus enrichissant et captivant. Croyez en mon expérience de dévoreuse de livre...

1 commentaire:

Christophe Prat a dit…

Merci Sabine, en te lisant, j'ai trouvé, pour devenir célèbre et concurrencer dans ton coeur YV, comment je vais réussir.
Je vais étaler la vie sexuelle de ma belle-mère...Oups, non, ça ne fera pas plus d'un conte à dormir par les deux bouts...
alors je vais étaler la mienne, comme o nétale des rillettes sur une tartine, elle est croustillante, elle est parfois raide, parfois parfumée, ou très assaisonnée, bref, un vrai barbecue à elle toute seule, ma vie sexuelle. MDR

Christophe

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